Recherche
Entrer des mots:
19-11-2017
Accueil arrow Courrier envoyé arrow Lettre aux conseillers municipaux de Salindres
Lettre aux conseillers municipaux de Salindres Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

 Lettre aux conseillers municipaux de Salindres. 07/04/2006

Le Collectif pour la Défense Salindres, le 07 Avril 2006
de la Qualité de Vie à Salindres
et Communes limitrophes
2 rue du Centenaire Péchiney
30340 Salindres
www.salindresvillepoubelle.com

Monsieur…………….,

Conseiller Municipal de la commune de Salindres


En vous élisant, une grande majorité des Salindrois vous ont fait confiance pour défendre leurs intérêts et leur qualité de vie dans notre commune.

Le conseil municipal a un rôle important à jouer dans le débat démocratique afin d’éviter tout dérapage.

Vous représentez tous les salindrois dans la démocratie locale. Ils vous ont choisi. Ne les décevez pas !

Dans l’affaire de l’usine de compostage, il n’y a pas eu débat au sein du Conseil Municipal et vous ne pouvez ignorer les 2000 signatures réunies par le Collectif ni les les 63% de salindrois qui se sont prononcés contre l’implantation de cette usine lors du dernier sondage fait par le Grand Alès.

Le maire de Salindres ne vous a pas associés à ses démarches et ses prises de décision; il fait cavalier seul depuis le début.

Pas plus tard qu’hier nous avons pris que MM Verdelhan et Roustan s’étaient rencontrés pour préparer, en catimini, la stratégie de communication du cabinet Parménion ; cette campagne de pub doit démarrer le 21 avril prochain à Salindres, le saviez-vous ?

Pire encore, non seulement M. Verdelhan pèche par omission mais en plus il nie les évidences et vous ment; en effets, plusieurs conseillers municipaux nous ont fait part des propos tenus par le maire lors de la dernière réunion du pré-conseil municipal (le 27 mars 2006).


Il aurait dit :

1) « GREENPRO, cette entreprise n'a rien à voir là dedans un point c'est tout. » ?

Le 20/12/2005, au Myriapole, un « projet d’étude d’impact » fut présenté aux élus du SMIRITOM par la société GREENPRO et son PDG Eric Heckel. Daniel VERDELHAN était présent, le Collectif aussi. La quasi totalité des diapositives exposées à tous les élus, étaient identifiées au nom de la société GREENPRO.
Dans ces conditions, est-il acceptable que monsieur Daniel VERDELHAN dans une réaction de toute puissance, puisse affirmer à ses conseillers municipaux : « GREENPRO, cette entreprise n'a rien à voir là dedans, un point c'est tout. » ?

Eric HECKEL le 20/02/2006, contacte téléphoniquement un de nos membres actifs pour s’étonner de la position du collectif à son endroit et finit par préciser, avoir perçu la somme de 30000 euros, rétribuant la moitié de son étude, (selon ses dires) commanditée par EPUR, et refacturée au SMIRITOM.(nous en avons la preuve)
Dans ces conditions, est-il normal que monsieur Daniel VERDELHAN affirme à nouveau : « GREENPO, ne touchera pas un centime du Smiritom. Elle n'a rien à voir avec le projet. » ?


2) Daniel VERDELHAN, s’insurge : « prix des maisons en baisse : c'est faux, il faut voir le prix de vente de la maison de Monsieur S… ».

Le discours est plaisant lorsque l’on sait que le SMIRITOM lui-même a réalisé cet achat avec notre argent, votre argent, et celui de tous les « bons contribuables ».

Analyse du marché immobilier sur Salindres
Contrairement aux affirmations réitérées du Maire de Salindres :
« les maisons se vendent bien et à leur prix, la preuve, la maison de Monsieur S… achetée par la Communauté d’Agglos »

Il faut noter que cette maison achetée au prix demandé après négociation était en plein milieu d’une zone convoitée par Max ROUSTAN président du SMIRITOM. Commentaire du responsable des achats fait au vendeur : « nous ne sommes pas à 30.000 € près »
Avec l’argent public, c’est si facile ! ! !

Voici une analyse précise du marché de l’immobilier Salindrois (effectuée par un professionnel de l’immobilier) :

« Suite au P.I.G, nous avions ressenti une baisse des demandes de recherche de logements (tant à l’achat qu’à la location) sur la commune de Salindres et les communes limitrophes, l’accident « AZF » ayant renforcé cet état de fait.
Aujourd’hui, les demandes sont 30% moins élevées que l’année dernière sur la même période (1er trimestre). De plus, les visites ne donnent plus lieu à offre d’achat que dans 15% des cas (ce qui correspond à 50% de moins que sur un secteur normal !)
Plus inquiétant encore, sont les interrogations des candidats à l’achat sur les communes concernées.
Il est à noter que les prix des transactions réalisées sur le 1er trimestre 2006 sont inférieurs de 15% à ceux de la même période 2005, alors que la progression du marché local est de l’ordre de 6%.
Pareillement, l’immobilisation des biens (période entre la prise de mandat et la signature d’un compromis) s’est étendue, passant de 8 semaines à + de 4 mois. »

Les professionnels, eux ne prennent pas leurs désirs pour des réalités !

Nous songeons aussi encore aux propos tenus par le maire de Salindres, lors d’un conseil municipal auquel nous assistions, celui-ci souhaitant envoyer un courrier aux agences immobilières du village pour leur faire part de sa volonté de ne pas voir le prix des maisons dévalué sur Salindres. Nous en concluons donc que les inquiétudes de notre Maire sont fluctuantes et que le marché de l’immobilier risque à l’avenir de ne pas être d’une très grande stabilité. (ce que confirme l’analyse que nous venons de vous produire)
Tout cela est-il bien sérieux ?

3) Quant aux risques sanitaires, Monsieur Daniel Verdelhan affirme posséder dans son extraordinaire et unique bibliothèque scientifique des dizaines d’études faisant état de cette usine de tri-compostage.

Ceci n’engage que lui, sachant qu’il n’existe à ce jour aucune unité de ce type, et qu’à ce titre, elle relève du prototype. En conséquence, aucune étude sur le long terme n’est à ce jour réalisée et réalisable.
La mise en place de filières obligatoires de recyclage établissant une traçabilité dans le domaine de l’industrie des déchets serait une meilleure option avec un moindre impact sur la dégradation de notre environnement. Nous serions moins exposés à une pollution que nous ignorons encore. Nous persistons à douter fortement de ses affirmations péremptoires ayant nous-mêmes lu les mêmes études dont nous vous joignons en annexe quelques unes des incertitudes parmi d’autres.


Nous vous soumettons quelques éléments d’une étude de la FNADE sur le seul risque non biologique :
En l’attente de données complémentaires, qui ne devraient pas pouvoir être disponibles avant, au mieux, deux à trois ans, charge reste à chacun des pétitionnaires d’utiliser cette base d’informations, partant du contexte précis de son site (géographie, géologie, hydrologie, climatologie, aménagement du territoire, habitat, populations, modes de vie, …) et de son installation (conception, aménagement, produits, personnel, sécurité, …), pour sélectionner les éléments dangereux et/ou les nuisances à étudier et pour évaluer, tant que faire ce peut, les concentrations résultantes au contact des populations et évaluer les risques supplémentaires sur la santé ainsi induits.
Cette étude met en évidence la prépondérance des dangers et nuisances associés au vecteur air, à prendre en compte au moins à deux niveaux d’un process de compostage de déchets (zone de stockage des déchets et zone de retournement des tas) :
- émissions de poussières,
- émissions de micropolluants à potentiel dangereux,
- odeurs (COVs,H S, mercaptans, NH ), 2 3
- bruit.

Par ailleurs, certains aspects de la contamination des sous-produits liquides sont totalement inconnus, notamment en ce qui concerne la charge en micropolluants organiques des lixiviats de process. Cette question mérite d’être éclairée plus avant, au moins pour les agents les plus dangereux du point de vue de la voie d’exposition par ingestion.


En conclusion, voilà bien un triste constat, confirmant la distance croissante entre le pouvoir et les préoccupations quotidiennes du « bon peuple ».

Nous restons persuadés que les propos intempestifs de monsieur Verdelhan n’appartiennent qu’à lui-même, et entraînent la déstabilisation de la structure collective dans sa démarche environnementale au profit d’un lobbying politico industriel.

Vous, représentants du peuple, porterez la responsabilité de vos décisions, car nous avons l’intention de rester acteurs de notre destin avec l’espoir de ne pas voir certains d’entre-vous inféodés à une autorité aussi charismatique soit-elle.

Selon le professeur BELPOMME, 80 à 90 pour cent des cancers sont causés par la dégradation de notre environnement. Ecologie, santé, environnements et cancers sont liés. « Si l’on veut couper le mal à sa racine, c’est sur l’environnement qu’il faut agir en évitant la pollution ».

Pour conclure, gardons à l’esprit les paroles d’illustres prédécesseurs de nos maîtres à penser :
« Mettez toujours de l’avenir dans ce que vous faites, seulement, mesurez la dose » (VICTOR HUGO).
Le médecin PARACELSE l’affirmait déjà il y a cinq siècles : « Rien n’est poison, tout est poison, le poison est la dose ».

Rappelez-vous que le Collectif ne se bat pas contre la mairie de Salindres mais contre un mauvais projet pour la qualité de vie, voire la santé des salindrois.

Les salindrois vous font confiance, ne les décevez pas !

Signé :
Le Collectif Pour la Défense de la Qualité de la Vie à Salindres et Communes Limitrophes

< Précédent   Suivant >

Compteur

personnes ont visité ce site
Copyright 2000 - 2005 Miro International Pty Ltd. All rights reserved.
Mambo is Free Software released under the GNU/GPL License.