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19 janvier 2008

Voici la réaction à certains vœux, qui nous a été adressée par une salindroise

Extrait des vœux du Maire de Salindres, le 07/01/08 :

« Alors que les odeurs ont cessé, que les analyses ont montré que l’air n’était pas plus pollué qu’ailleurs,** que les usines chimiques investissent dans le renfort de la sécurité, et la protection de l’environnement, on pousse des cris d’orfraie au moindre poisson mort, (la Saint Privadenne malade durant plus d’un mois et son médecin traitant auraient été heureux d’entendre ces mots) à la moindre fumerolle*. » Maire qui se garde bien de dire que s’il n’y a plus d’odeur, ce n’est pas grâce à lui, et que si certaines entreprises salindroises sont aujourd’hui en train de s’équiper pour « protéger l’environnement », c’est qu’elles ont été fortement poussées à appliquer la législation, un peu aidées par l’action d’une certaine association locale.

ndlr:  fumerolle - définition de l’encyclopédie : émanation de gaz chauds qui se dégage d'un volcan. Fissure ouverte par laquelle s'échappent des gaz volcaniques (vapeur d'eau, hydrogène sulfuré, gaz carbonique) Le maire de Salindres veut-il dire que ses concitoyens vivent sur un volcan, ou n’est-ce qu’une faiblesse de vocabulaire ?

** pollution de l'air: la pollution de l'air de salindres correspond à la moitié de celle de Montpellier. Salindres  qui a 3000 habitants a donc un air pollué comme une ville de 125.000 habitants, soit 40 fois plus  que ce que nous devrions avoir!  Daniel Verdelhan déclare cet air "pas plus pollué qu'ailleurs" Rappelons que nous n'avons toujours pas les résultats de toutes les analyses d'Air-LR (il y a dans l'air du tétrachloroéthylène et du tétrachlorure de carbone inexpliqués)

Fumer tue

deuxième partie du message reçu

Pour un poisson mort

Il y a eu la Terre. Puis il y a eu la vie aquatique. Puis il y a eu la vie terrestre. La lune a dansé des milliards de millions de milliers de fois autour de la Terre, et la Terre en a fait de même autour du soleil.

Puis il y a eu l’humain. L’humain s’est nourri, abreuvé, abrité et a engendré comme des milliards de millions de milliers d’animaux. Puis il a domestiqué les végétaux, naissance de l’agriculture. Et il a domestiqué les animaux, naissance de l’élevage. Il est devenu sédentaire et il s’est abrité plus confortablement, puisqu’il était là pour longtemps. Mais voilà, une fois qu’il a eu son propre espace, il en a voulu davantage. Aujourd’hui son ambition mal déguisée est de maîtriser TOUT l’espace. Même les espaces naturels ne le sont plus vraiment, naturels. Le moindre sentier est balisé. On n’a plus le droit de se perdre, on n’a plus le droit à l’erreur, du moins pas à ce genre d’erreur. On n’a plus le droit de prendre des risques pour sauver des vies, c’est mal vu. On n’a plus le droit de se nourrir de fromage au lait cru. On n’a plus le droit de vivre isolé si on le désire, ou de mourir chez soi. On n’a pas le droit d’être autonome en énergie, il faut rendre des comptes. On n’a pas le droit de travailler chez soi, car il faut montrer sa motivation, et plus on la montre loin de chez soi, mieux c’est. C’est autant de temps passé en déplacement qui n’est pas passé à penser. Ceux qui veulent mourir chez eux, sauver des orchidées sans en oublier pour autant les pissenlits, épargner les chênes millénaires, essayer de mener une vie simple, saine et respectueuse de ce qui les entoure sont traités avec mépris de marginaux et de poètes. Car on n’a plus le droit non plus d’être poète. Ca n’est pas sérieux. Par contre, on a le droit de ne plus être responsable de ses choix. On a le droit de tout bétonner si on le veut, et on le veut. On a le droit de construire des routes inutiles. On a le droit d’exploiter des enfants au travail, pour servir le Dieu Argent, le Veau d’Or. On a encore « suffisamment » le droit de cultiver des OGM. On a le droit de construire des incinérateurs, d’ouvrir des décharges et des usines de tri-compostage. On a le droit d’empoisonner des rivières. Pour servir la « Déesse Modernité ».

Etant donné ce qui précède, j’ai bien envie d’émettre l’idée que « ceux qui poussent des cris d’orfraies » ne les poussent pas « au moindre poisson mort », mais au moindre poisson « assassiné accidentellement » par des armées de « malvoyants volontaires ». Qu’est-ce qu’être réaliste ? Est-ce voir et reconnaître la beauté des choses ou bien leur équivalent en dollars ?

 

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