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Lettre au Premier Ministre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
le: 31/01/2006
Monsieur le Premier Ministre,


 Le Collectif pour la défense 
de la Qualité de vie à Salindres
 2 rue du centenaire 
30340 salindres

Monsieur le Premier Ministre,
 
J'ai adressé deux courriers électroniques à votre Ministre de l'intérieur Monsieur Nicolas Sarkozy, restés sans réponse. Plus de 1800 signatures de citoyens opposés à un projet conçu à la va-vite par des gens incompétents et irresponsables.
 
Cette copie d'article de notre journal local vous résumera notre situation.

 MIDI LIBRE Edition du 28 Janvier 2006
 Opposition argumentée à l'usine de tricompostage de Salindres Près de 500 personnes ont assisté à la réunion publique, organisée, jeudi soir à la salle Becmil, par le collectif pour la défense de la qualité de vie à Salindres opposé à l'implantation sur la commune d'une usine de tricompostage des déchets. 
 
Ces Salindrois ont exposé de manière didactique le fruit d'un travail d'investigation de trois mois. Ils ont réalisé une enquête pour répondre, selon eux, au manque de transparence du président du Smiritom (Syndicat mixte intercommunal du traitement des ordures ménagères), Max Roustan, et du maire de Salindres, Daniel Verdeilhan. 
«Nous avons été surpris d'apprendre que notre village de 3200 âmes allait recevoir les ordures résiduelles, non triées, de 106000 habitants!» Devant un auditoire attentif (avec le maire salindrois et un technicien du Smiritom), le collectif a précisé que le tricompostage n'avait rien à voir avec le tri sélectif. 
«On ne valorise pas les ordures ménagères avec une telle usine. Ça mérite un tri rigoureux qu'il sera impossible de faire à Salindres. Ce compost n'aura aucune valeur marchande, personne n'en veut car il y a trop d'impuretés chimiques.» Le public a écouté dans un silence pesant l'étude technique. Il a ainsi appris que l'usine répondait à des normes aujourd'hui dépassées, que la société qui va exploiter le site, Cévennes Déchets, n'a pas l'expérience d'une telle usine de tricompostage. Le collectif a estimé aussi qu'il n'y avait pas d'études assez précises en France sur les risques encourus par les riverains d'une telle usine de tricompostage. 
Du coup, ces "enquêteurs" demandent à ce que le projet ne se fasse pas sur Salindres, à 1km des premières habitations, selon le principe de précaution. «Le CAT Oustalado, le bas de Salindres, le stade, l'école maternelle et le Saut-du-Loup seraient dans le rayon de l'usine.» Mais, jeudi soir, le collectif est allé encore plus loin dans son analyse. «Puisque cette usine, qui est un prototype, ne sera qu'une fabrique à déchets, il faudra bien traiter les ordures avec l'incinération ou l'enfouissement. Si l'usine se construit à Salindres, on risque d'avoir dans quelques années un incinérateur juste à côté, surtout pour éviter le coût des transports.» 
Le collectif a proposé pour solution le tri des ordures par petites unités, dans chaque commune, à l'image de ce qui se fait à Gagnières. Il a également révélé que Rhodia n'avait toujours pas vendu le terrain. Le permis de construire de l'usine n'a toujours pas été déposé selon le collectif. Le maire de Salindres n'a ni affirmé, ni démenti toutes ces révélations, estimant que «le projet tel que vous le décrivez, moi non plus je n'en veux pas.» Le maire a révélé au public qu'il voulait organiser lui aussi une réunion publique sans préciser la date. A Salindres, on n'a pas fini de parler de cette usine... 
 
Y.B. 

Malgré tous nos arguments et documents prouvant que notre député UMP alésien Max ROUSTAN qui n'a pas jugé bon de voter la charte de l'environnement, Loi constitutionnelle, président du SMIRITOM proche de Monsieur Sarkozy agit en foulant aux pieds le code des marchés publics (nouveau) avec une légèreté incroyable, (nous avons rencontré ce dernier et le lui avons bien précisé, documents juridiques à l'appui) ; malgré une lettre circonstanciée adressée à notre sous-préfet Monsieur Stéphane GUYON et dans laquelle nous lui signifions les irrégularités patentes concernant l'appel d'offres de ce projet et toute la procédure y afférente, et lui demandant d'effectuer un contrôle de légalité, rien ne se passe... (je viens d'obtenir un rendez-vous chez le sous-préfet pour le jeudi 16 février à 11h à Alès)
 
Je suis en tant que citoyen et électeur outré. Comment peut-on encore avoir confiance en nos élus et dans l'Etat devant un tel comportement ?
 
Qu'en pensez-vous ? Quelqu'un qui ne respecte pas la Loi, qu'il soit dans les banlieues ou sur les bancs de l'assemblée nationale, est pour le citoyen que je suis un délinquant. 
Avec une circonstance aggravante, c'est qu'un élu, doit être selon moi encore plus responsable que les irresponsables qui ont mis la France à feu et à sang durant des semaines dans nos banlieues.
 
Je suis à votre entière disposition pour vous donner tous documents ou informations que nous possédons. Être obligé d'en arriver à écrire à un Premier Ministre alors qu'il a d'autres choses bien plus importantes à faire pour continuer à remettre la France sur les rails est selon moi une folie, mais c'est la seule chose qu'il me reste à faire.

 J'espère qu'un de vos collaborateurs pourra se pencher sur ce problème. Dans notre village le Maire Daniel Verdelhan (PC) est un allié De Max ROUSTAN (UMP) ; alors que dans la population la colère gronde, les élus refusent de demander son avis à la population, et sont incapables de répondre à des questions juridiques ou techniques qu'elle lui pose. Ceci est un déni de démocratie.

 Je vous prie de recevoir, Monsieur le Premier Ministre mes respectueuses salutations.

 Le Collectif

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