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Lettre envoyée à toutes les communes membres du SMIRITOM

Salindres, le 03 mai 2006


Monsieur le maire,
Mesdames et messieurs les adjoints et conseillers municipaux de commune du SMIRITOM

Madame, monsieur


S’il est un sujet problématique dans la ...

gestion des communes de nos jours, c’est bien l’épineuse question du traitement des déchets ménagers et assimilés.

Les élus que vous êtes le savent bien, la société actuelle produit trop de déchets, et aucune politique volontariste de réduction des déchets à la source n’a pu voir le jour pour l’instant.

Alors même que les prix des denrées semblent diminuer dans les supermarchés, personne ne semble s’apercevoir du surcoût provoqué par l’élimination de leurs emballages et sur-emballages.

Le schéma départemental d’élimination des déchets proposé par la préfecture en 2002 coupait le Gard en quelques zones, privilégiant les grands centres de traitement, par incinération ou par enfouissement après tri sélectif. Pour la région d’Alès c’est le SMIRITOM.

Il s’étend de la Grand’Combe à Saint Hilaire de Brethmas, Saint Jean du Gard à Saint Ambroix, et compte 53 communes et près de 108 000 personnes.

Depuis ce zonage, aucune municipalité n’a souhaité chez elle l’implantation de traitement des déchets du SMIRITOM

Nos ordures continuent donc de partir en camion jusque dans la Drôme ; mais combien d’entre nous savent par quel traitement on les élimine ?

La valorisation des déchets par tri-compostage est la solution retenue et imposée par le SMIRITOM sur le site de Salindres, sans concertation avec la population, alors même que le Plan Départemental d’Elimination des Déchets Ménagers et Assimilés (PDEDMA) dit dans son préambule :
« Pour cela, tout citoyen doit bénéficier d’une information claire, précise et actualisée des dispositifs mis en place »

Cette technique n’a pas fait ses preuves à l’heure d’aujourd’hui. Fabriqué à partir d’ordures « grises » mélangées, polluées, mal triées et en application de normes dépassées, le compost issu de ces usines est de mauvaise qualité et n’a aucune valeur marchande. D’ailleurs, au SMIRITOM, on ne parle plus maintenant de vendre le compost mais de le donner. Donne-t-on quelque chose qui a de la valeur ?
Même gratuitement, personne ne veut de ce produit qui, de plus, polluerait les sols et les nappes phréatiques.
La fabrication d’un bon compost nécessite, en amont, un tri sélectif très poussé, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui ; cela passe par une politique plus volontariste d’information et d’éducation qui aurait due être engagée depuis bientôt 15 ans suite aux directives « Voynet » de 1992 ! Pressé par le temps et les directives européennes, on en arrive maintenant à de mauvaises solutions titanesques, mal étudiées, rejetées par les populations.

En outre, le ramassage en provenance de zones éloignées occasionnerait des transports incessants de camions sur tous nos axes.

Autrement dit, si on ne raisonne que sur le plan financier, et compte tenu de ces observations, nous faisons payer au contribuable une usine qui ne servira à rien car le compost produit ira dans un centre d’enfouissement ou dans un incinérateur. Mieux vaut alors passer directement aux deux dernières solutions. Par contre, sur le plan du développement durable, et compte tenu des préconisations du PDEDMA nous sommes « hors sujet ».
Un collectif soutenu par l’Association de Défense des Intérêts Salindrois et Limitrophes (ADSIL) s’est créé. A ce jour il a recueilli environ 2000 signatures sur une pétition opposée à l’implantation de l’usine à Salindres. Des professionnels de santé ont signé une autre pétition spécifique dont vous pourrez voir la teneur dans le volet sanitaire du diaporama que nous avons présenté le 26 janvier 2006 à Salindres, diaporama qui figure sur notre site Internet dont l’adresse figure ci-dessous. En effet, d’autres défauts relèvent des odeurs nauséabondes, des possibilités de contamination par germes pathogènes ; la proximité immédiate du site avec le village (1km) n’arrange rien.

Depuis, bien d’autres éléments encore sont venus étayer la détermination du collectif dont le combat n’est pas isolé. En effet, les associations « éco-citoyennes » se multiplient et mettent en évidence les discours contradictoires des élus : « D'un côté, on encourage vaguement le compostage et le tri volontaire des déchets, de l'autre, on est prêt à faire des investissements lourds et inutiles pour un mode de traitement dont on n'a pas besoin. On tient là deux discours contradictoires », reproche un des porte-parole de l’association « Compost citoyen » en Vendée. « Il y a eu une impulsion, une dynamique vers le compostage et le tri que ces usines vont casser », reprend Daniel Roux, un des fondateurs de l'association.

Ce collectif s’est rapidement persuadé qu’il ne suffisait pas seulement de critiquer le projet, mais qu’une réflexion sur des propositions alternatives était nécessaire.
Devant sa constance à travailler ces multiples domaines, le collectif a déjà forcé quelques personnalités politiques ou partis à approfondir la question et à s’exprimer sur le sujet.
Il ne s’agit d’ailleurs absolument pas d’une polémique politique au sens commun du terme, puisque les deux responsables visés, le président du SMIRITOM et le maire de Salindres n’appartiennent pas à la même famille politique ; il s’agit au contraire d’un véritable exercice de démocratie, non pas délégataire mais de participation.
Le collectif a réfléchi également à un possible redécoupage du SMIRITOM en zones plus petites, avec implantations de centres de traitements par enfouissement de déchets ultimes de proximité, par bassin de vie d’un nombre de personnes raisonnable, le tout APRES :
o compostage individuel, par quartier.
o tri sélectif accru
o filières de valorisations exploitées au maximum
o sensibilisation, appropriation et responsabilisation des populations concernées.

Nous serons en mesure de présenter prochainement une étude sérieuse sur le sujet.

Toutes ces propositions ne sont pas exhaustives, et il s’agit d’arrêter de se défausser du problème sur les autres, en cherchant ensemble une solution, et forcer les pouvoirs publics à prendre les meilleures décisions.

Depuis le 1er janvier 2005, le Département assure officiellement le pilotage du PDEDMA.dont la mise en œuvre est assurée par la « Commission du suivi » présidée par Damien ALARY, président du Conseil Général et par délégation par Gérard GAROSSINO.

Lors de la réunion d’échanges organisée par le Conseil Général du Gard au Myriapôle d'Alès le jeudi 20 Avril 2006 dans le cadre des « Rencontres avec les Gardois », un débat sur ce sujet s’est engagé dans un véritable esprit de démocratie participative que le président ALARY a su initier.

A une question sur le PDEDM, et plus précisément sur le choix fait par le SMIRITOM pour le traitement des ordures, les différentes interventions (MM MALAVIEILLE, PORTALES, ALARY) ont fait ressortir l'inadaptation de la solution proposée, à savoir une mega installation, aux portes d'un village, traitant un énorme tonnage qui sera appelé, nous n'en doutons pas, à croître dans un futur proche.

Comme nous l’avons également proposé à M. GAROSSINO, nous sommes à votre disposition pour venir nous entretenir avec vous sur ce sujet, et rencontrer tous ceux qui voudront bien nous entendre, élus ou non élus, seuls ou en groupe, comme vous le désirez.

Vous avez la possibilité de consulter le diaporama réalisé sur le sujet ainsi que la présentation de l’usine projetée, sur notre site Internet www.salindresvillepoubelle.com. (diaporama du 26 janvier 2006)

Pour compléter votre information, nous pouvons affirmer aujourd’hui, preuves à l’appui, que le site retenu aujourd’hui à Salindres pour l’implantation du projet d’usine de tri-compostage est fortement pollué (notamment à l’arsenic). Etant donné l’importance des taux constatés, il paraît inconcevable qu’une activité industrielle puisse y être implantée sans d’importants et coûteux travaux de dépollution du site. Toute la zone du Synerpôle est vraisemblablement concernée.

Afin d’organiser les tournées d’information par les membres du collectif, nous souhaiterions une réponse rapide de votre part.

Dans l’attente de vous rencontrer bientôt, nous vous prions de bien vouloir agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.

Signé : Le Collectif pour la Défense de la Qualité de Vie à Salindres
L’Association pour la Défense des Intérêts Salindrois et Limitrophes (ADISL)


Le Président : Hervé Chareyre

Copie à : M. GAROSSINO, vice-président du Conseil Général du Gard

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